fbpx
Sélectionner une page

Doté(e) de votre plus beau carnet et de votre palette de feutres, vous êtes motivé(e) pour plonger dans l’aventure colorée du Sketchnoting. Mais voilà, comme pour apprendre à nager, vous allez devoir connaître quelques rudiments.

Zoom sur les trois compétences à acquérir pour sketchnoter les doigts dans le nez (ou presque) : filtrer, disposer, illustrer.

Étape 1. Filtrer les infos pour garder l’essentiel

Dans une intervention riche de contenu, pas toujours évident de conserver la substantifique moelle.

C’est pourtant la mission principale du sketchnote : conserver le cœur du message et les données clés.

C’est très simple :

Exit les coups de stress : comprenez qu’il est impossible de tout transposer, tout noter ou tout représenter dans un sketchnote. Ne commencez donc pas par vous mettre la rate au court-bouillon. La clé : vous faire confiance dans la sélection des informations et de leur interprétation. Le succès n’est pas dans l’exhaustivité. Faites fi de la pression.

On s’entraîne : commencez par vous « faire la main » sur un texte écrit.  Stabilotez les idées principales pour en faire un premier sketchnote. Cela vous permettra d’acquérir des réflexes. Et de vous lancer dans le grand bain du sketchnote live quand vous le sentirez.

Passer par un intermédiaire : si le sketchnote vous fait peur, vous pouvez toujours emprunter une étape intermédiaire, celle du mindmapping. Cela vous permettra de faire une première sélection des informations, avec l’idée générale au centre et des sous thèmes qui en découlent, sous forme de branches pour opérer un premier filtrage. De cela, vous pourrez plus facilement vous lancer dans la réalisation de votre sketchnote.

Étape 2. Disposer les éléments (ou comment gérer son espace).

Mettre en page les éléments est une étape charnière de votre sketchnote car il va servir sa mission première : la mémorisation.

Conserver un sens de lecture naturel :

À chaque format sa règle, ou plutôt son « code de la route » :

En effet, un sketchnote réalisé sur une feuille A4 n’aura pas le même sens de lecture que celui sur un carnet. Sur une feuille A4 le sens de lecture est assez instinctif : de haut en bas et de gauche à droite formant un Z.

Sur un carnet la lecture se fait plutôt comme dans un livre : d’abord la page de droite, la « belle page ». Même si vous pouvez toujours tenter de changer le sens de circulation à l’aide de flèches et de couleurs vives. 

Si vous décidez de passer votre sketchnote en 2.0, attention le sens de circulation peut là aussi changer. En effet, sur un écran d’ordinateur, le regard a tendance à lire en F pour une lecture plus rapide.

Préparer le terrain :

Même si le sketchnote se réalise en temps réel, vous pouvez anticiper et « cadrer » votre création en utilisant des grilles pour placer les éléments et créer un rythme de lecture à l’aide des trois techniques :

. les cases : découpez votre page en plusieurs carrés de même taille : une idée = un carré

. les colonnes (par exemple 3 colonnes sur votre feuille A4) : parfait pour distinguer des parties ou une histoire.

. les bandes horizontales : idéal si vous ne savez pas trop où vous mettez vos crayons. Ou si vous ne connaissez pas la longueur ou le contenu de l’intervention.

Étape 3. Illustrer (même quand je ne sais pas dessiner)

 Apprendre le sketchnote, c’est apprendre une nouvelle langue. Pleine de richesse et de nouvelles nuances. Pour nous accompagner, on se frotte à un nouvel alphabet, du vocabulaire et évidemment une nouvelle grammaire. Mais nul besoin de ressortir votre Bescherelle, ici on est sur du « visuel »

L’alphabet visuel : le sketchnote est constitué de 5 formes de base :  le carré ou le rectangle, le cercle ou l’ellipse, le triangle, le trait, la courbe et le point.

Une fois ces éléments maîtrisés tout est possible !

Le vocabulaire graphique: pour gagner en « vocabulaire », inscrivez-vous à des banques d’icônes* ou consultez des ouvrages spécialisés pour apprendre les « standards » que vous exercerez à faire sur un carnet. Une fois #labase maîtrisée, créez votre propre lexique en fonction de votre métier, de vos passions.        *Flaticon.com / Iconarchive.com / Thenounproject.com / Iconfinder.com/

La grammaire visuelle : une fois votre trousse à outils complète, il ne vous reste plus qu’à façonner votre univers en définissant vos lettrages, vos couleurs (de titres, de sous-titres…), et tout élément visuel qui personnalisera votre feuille (avatar ou autre). 

Alors, do you speak the “sketchnote” ?